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Que faire quand le droit au bonheur devient un devoir impossible ? Être heureux, on aimerait bien, mais comment ?
Sous un air aimable et bienveillant, l’injonction « soyez heureux ! » et redoutablement paradoxale.
Et être heureux n’est-ce pas ce que tout le monde souhaite ?
Cette injonction doit donc plus être entendue comme un souhait que comme une recommandation ?
Mais que dire à ceux qui avouent (piteusement) qu’ils n’y arrivent pas ?
Nous nous éloignons souvent du bonheur à travers les moyens mêmes qui devraient nous permettre de l’obtenir. D’où les erreurs fréquentes à son sujet.
Le bonheur ne peut :
- s’acheter, se monnayer ;
- s’acquérir par imitation ;
- se construire comme une maison ;
- s’apprendre comme une matière scolaire
- se revendiquer comme un but, comme un objet que l’on pourrait acquérir.
Et je ne peut vous dire ce qu’est le bonheur, vous ne pouvez que le découvrir par vous-même.
Le bouddhisme, visant à éliminer la souffrance la replace malgré lui au cœur du système. Si bien que beaucoup d’hommes souffrent de ne plus vouloir souffrir comme d’autres se rendent malade à force de chercher la santé parfaite ou à craindre la maladie.
Le christianisme a reconnu l’aspiration au bonheur mais il l’a placé hors de portée de l’homme (au paradis ou dans les cieux). Se croyant créature déchue, le chrétien croit qu’il doit d’abord payer pour une faute et travailler à son salut.
En raison de ma sagesse hédonienne, je sais que le bonheur que je peux savourer n’est pas de jadis ou de demain mais d’aujourd’hui.
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On peut mieux, mais cela prendrait plus de temps...