Les hédoniens ardents

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 Critique radicale du travail

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MiVé
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MessageSujet: Critique radicale du travail   Dim 29 Avr 2007 - 11:59

Je pense que nous avons aujourd’hui besoin d’une critique radicale du travail.

Il y a environ 150 ans, Karl Marx affirmait la nécessaire sortie du capitalisme, le scientifique Pierre Kropotkine écrivait "La conquête du pain" et les "Paroles d’un révolté" et Paul Lafargue "Le droit à la paresse"…

Pour Marx, la lutte des classes était le moteur de cette sortie du capitalisme et selon le Manifeste du parti communiste, "L’histoire de notre société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes".

Le prolétariat était appelé à régler radicalement le problème social et à abolir le capitalisme et toute domination de classe :

Citation :
« Si le prolétariat, dans la lutte contre la bourgeoisie, se constitue forcément en classe, s’il s’érige par une révolution en classe dominante et, comme classe dominante,détruit violement les anciens rapports de production, il détruit, en même temps que ces rapports de production, les conditions de l’antagonisme des classes ; il détruits les classes en général et, par là, sa propre domination comme classe. »

Mais les espoirs de Marx seront déçus. 120 ans après le "Manifeste du parti communiste", "De la misère en milieu étudiant" prend acte de l’échec du "premier assaut prolétarien."

D’une part, aujourd’hui nous devons constater qu’il est devenu nécessaire de critiquer la bureaucratisation du mouvement ouvrier. Partout les organisations du prolétariat (partis, syndicats ont reproduit en leur sein la structure hiérarchique propre à la société dominante, et là où il y a eu une révolution « prolétarienne », la dictature du parti s’est substitué à la dictature de la classe, le parti se transformant en parti-État et nous avons non pas une abolition du capitalisme mais un capitalisme d’État. Que ce soit celui de l’État ou celui de Sociétés Anonymes, cela ne change pas grand-chose.
D’autre part, à la société d’exploitation du XIXe siècle à succédé une société d’abondance, de surconsommation et de gaspillage (du moins dans les pays dits développés), et l’État assure une relative protection sociale pour une large part : c’est l’époque de l’État-providence, du mépris social et des exclus.

Face à ce nouveau capitalisme qui, en se développant, à transformé le producteur en consommateur, l’Internationale Situationniste (I. S.) est aménée à élargir la définition du prolétariat : sont des prolétaires « tous ceux qui n’ont aucun pouvoir sur leur vie et qui le savent. »

Du fait de la troisième révolution industrielle, le capitalisme connaît une crise sans précédent :

1. « l’innovation de procédé va plus vite que l’innovation de produits » ;
2. « on supprime davantage de travail qu’on ne peut en réabsorber par l’extension des marchés ».

Ce qui fait que le capitalisme se heurte à sa "limite historique absolue".

Et l’on devrait aussi signaler que le capitalisme est entré dans une nouvelle phase dont certaines caractéristiques sont la mondialisation, le néo-libéralisme. Bien des points mériteraient certainement d’être développés mais je ne vais pas m’y attarder je voulais surtout montrer l’échec de la lutte des prolétaires pour sortir du capitalisme.

Une dangereuse illusion domine la société, l’illusion de la croissance infinie et une dangereuse valeur y est associé et constitue une quasi obsession qui aliéné en grande partie de la population, cette valeur est celle du travail. Elle domine les rapports sociaux et les plus grandes puissances du monde, tant financières que morales, se sont liguées pour défendre cette domination : le pape et son église, la Banque mondiale, les gouvernements, les patrons et même les syndicats, les écologistes d’Allemagne et les socialistes de France et bien d’autres : tous n’ont presque plus que ce mot à la bouche et ses synonymes : du travail, du boulot, de l’emploi !

Qui n’a pas désappris à penser, qui n’est pas aliéné à cette situation, devrait, il me semble, comprends sans difficulté le caractère insensé de cette attitude et le danger de cette domination qui risque de détruire gravement l’équilibre naturel sur notre planète. Par la suite des révolutions industrielles, la production de biens de consommations se découple de plus en plus de la force de travail humaine. Ainsi, dans cette société, celui qui ne peut vendre sa force travail est « superflu » et pourrait se trouver exclut et jeté à la décharge sociale. C’est absurde, alors que le travail est devenu superflu, la société n’aura jamais autant été une société du travail.

On ne recule pas devant des dépenses inouïes et souvent inutiles ou largement superflues pour maintenir artificielle en vie l’idole Travail et à essayer de nous faire croire que l’oisiveté est la mère de tous les vices. Le cri délirant d’aujourd’hui d’une grande masse d’aliénés est « du boulot, de l’emploi, du travail ». Et la conception selon laquelle il vaut mieux avoir « n’importe quel » travail plutôt que pas de travail du tout est presque devenu une profession de foi chez de nombreuses personnes et l’on entend parfois des slogans du style que l’on doit "gagner sa vie" et "Qui ne travaille pas, ne mange pas !" ce qui n’est pas du tout le cas dans la nature.

Je suis vivant, je n’ai pas besoin de gagner ma vie et je veux oeuvrer à une société meilleure mais pas perdre ma vie à vouloir la gagner et me faire complice de la destruction de l’équilibre naturel de ma planète et de l’aliénation et la misère d’un grand nombre d’humains.

J'espère que c'est suffisament clair.

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MessageSujet: Re: Critique radicale du travail   Dim 29 Avr 2007 - 12:10

J'ajouterais pourtant encore que notre époque est probablement celle des plus grands et des plus rapides bouleversements que l’humanité ait connus aux points qu’il nous est indispensable de rompre avec nos habitudes si nous voulons nous adapter à des modes de production et à des moyens d’information qui étaient encore quasi insoupçonnable seulement au début de ce siècle et surtout si nous voulons survivre en tant qu’espèce et sauver le monde d’une catastrophe écologique.
Il appartient à tout ceux qui se sentent responsable de l’avenir de faire l’effort d’imagination nécessaire pour participer à la mutation qui est en cours et aider ainsi l’humanité à saisir la chance qui lui est offerte. Car cet avenir dépend d’eux et il est urgent de prendre les décisions qui s’imposent et non plus des mesures insuffisantes.

Je souhaite aider et œuvrer au bonheur de l’humanité et à l’épanouissement de l’être humain mais je me heurte à de nombreuses difficultés, à de nombreuses résistances de toutes sortes. Comment briser les habitudes de pensée, les préjugées, les idées reçues et parvenir à faire comprendre l’ampleur des changements qui s’imposent ?

Autrefois les hommes travaillaient essentiellement pour gagner de l’argent et pour produire des biens nécessaires ou utiles. Aujourd’hui, l’état dépense beaucoup d’argent pour occuper de nombreux hommes et femmes à s’occuper inutilement , par exemple dans d’étranges « ateliers de formations » ou « entreprises d’insertion » afin de garder la forme pour des emplois qu’il n’auront probablement jamais. D’autres sont payés pour comptabiliser ou contrôler le travail des autres.

Le problème de notre temps n’est plus de produire comme ce fût si longtemps le cas, mais de distribuer équitablement la production. Il ne s’agit donc plus de créer des emplois à tout prix mais de satisfaire les besoins d’une manière juste, raisonnable et équitable.

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MessageSujet: Re: Critique radicale du travail   Dim 29 Avr 2007 - 12:51

Si je me souviens bien, Siddhartha Gautama voulait déjà abolir les classes, il n'y est pas arriver, le communisme non plus et ce parce que le passage de la domination de la classe ouvrière à la disparition des classes n'est jamais arrivée comme tu le fait fort justement remarquer (et il me semble que ce n'est pas comme ça que l'on pourrait y arriver si seulement c'est possible d'y arriver).

Pour moi, le problème des classes n'en est pas essentiel et ce n'est pas en s'attaquant de prime à bord à ce problème qu'on le réglera, il faut d'abord régler tout un tas de problème avant d'être capable de s'y attaquer. Il ne faut pas non plus idéaliser l'égalité absolue et totale car il y aura toujours des gens qui vivront mieux que d'autre et ce n'est pas un mal en soi, c'est la disproportion des niveau de vie qui pose problème.

Concernant le capitalisme d'état, je crois qu'il est impossible à éviter à partir du moment où le reste du monde est toujours capitaliste, mais ça ne veut pas dire que ce capitalisme d'état doit se faire au détriment de la population, au contraire, l'état doit organiser son capitalisme international au bénéfice de la population qui travaillera moins et uniquement pour des tâche utile au bien être commun.
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MessageSujet: Re: Critique radicale du travail   Dim 29 Avr 2007 - 13:46

Je ne peut être que pleinement d'accord quoi que Siddhartha Gautama c'est les kastes qu'il voulait abolir, il y a une forte analogie mais c'est quand même pas tout à fait pareil ! ;-)

Je suis donc assez d'accord pour abandonner cette voie sans issue de la lutte des classes et pour une meilleure organisation utile au bien être commun...

Mais qui est à même de proposer cette meilleure organisation ?

Et comment la mettre en place ?

Voilà les vrai question que l'on devrait plus souvent se poser et avoir le courage de répondre...

Et j'ai envie, mais si cela peut semble paradoxal, de citer K. Marx :

K. Marx a écrit:
"Etant donné qu'il ne nous appartient pas de forger un plan qui vaille pour tous les temps à venir, il est d'autant plus certain que ce que nous devons faire pour le présent, c'est une évaluation critique impitoyable de tout ce qui est impitoyable au sens où notre critique ne doit craindre ni ses propres résultats ni le conflit avec les pouvoirs établis."

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