Les hédoniens ardents

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 Le problème de la liberté d'expression

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MiVé
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MessageSujet: Le problème de la liberté d'expression   Ven 11 Mai 2007 - 3:31

Vaste sujet !

Tout d'abord c'est une liberté assez limité quand on n'en a pas les moyens... Il y a là une fameuse discrimination au départ... Sûrement pas une égalité des chances dans ce domaine.

Ensuite, l'usage de cette liberté vous expose à des critiques et bien sûr aussi à des sanctions si vous en abusez ou que l'on estime que vous le faites...

Ici, je me sens libre de m'exprimer, mais l'audience est fort limitée...

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Mouchette
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 11 Mai 2007 - 7:21

Moi, je t'écoute !
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Léon
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 11 Mai 2007 - 11:37

Là où il y a plus d'audience, il y a généralement plus de limitation de la liberté, ne fusse que par ceux qui estime avoir le devoir morale de réprimer cette liberté.
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MiVé
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 11 Mai 2007 - 19:27

Merci à vous... l'élément déclencheur de cette réflexion est bien entendus mes déboires sur rendez-vous et je me demande si je devrais pas faire un sujet à part pour parler de la liberté d'expression sur internet et gardé celui-ci pour parler de la liberté d'expression en général.

Qu'en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Sam 12 Mai 2007 - 0:13

Comme tu veux, mais dans ce cas, il me semble qu'il n'a plus sa place dans "Coup de gueule et lettres ouvertes". Et si j'avoue que je pensais entre autre à RDV, je n'étais pas encore au courant de cette histoire, donc, ce que je disais n'a pas vraiment de lien, ça s'applique également à d'autres média comme la TV par exemple.
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Mariabasta
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Lun 14 Juil 2008 - 22:45

pour en revenir àç la liberté d'expression,
je pense au film "la plume et le sang".
je n'ai plus le nom anglais du film en tête.
C'est l'histoire du Marquis de Sade qui est dans un asile d'aliénés...
alors là, vous verrez qu'il défend sa liberté d'expression!!!
et jusqu'où?
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MiVé
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Mar 15 Juil 2008 - 13:19

Je ne connais pas ce film, mais nous savons ce qu’est le sadisme et un peu moins ce qu’était le Marquis de Sade. Faut-il approfondir ? Je vais tenter de survoler le problème en essayant de ne pas trop m’éloigner du sujet. Il a voulu au moins dans ses écrits franchir des interdits, explorer des passions de l’homme qualifiées d’obscènes, faire la part belle aux pulsions sexuelles et aux désirs immoraux. Il a donc naturellement été considéré à la fois comme « l'être le plus perfide, le monstre le plus abject, mais aussi comme l'homme le plus libre d'esprit que le monde ait connu ». Ce que personnellement je trouve assez stupide !

On est naturellement avide de ce qui nous manque et, quand on n’est pas satisfait sans savoir pourquoi et comment y remédier, attiré par l’interdit. Peu de gens comprennent que la liberté diffère de la révolte et de la licence et implique la conscience de ce qui est, la connaissance de soi et implique la responsabilité, la conscience des causalités, des conséquences de nos actions.

Quand on est libre et heureux, on n’a aucune pulsion à vouloir du mal aux autres. Au contraire : on est attentif à eux et à éviter de leur déplaire et plus même, on cherche à leur faire plaisir, à établir des échanges qui augment mutuellement notre plaisir et celui de l’autre.

Le sadisme et le masochisme sont des pulsions secondaires et les conséquences d’un environnement malsain et d’un mal être. En conséquence, je pense que le plus efficace n’est pas de réprimer ces pulsions mais de les comprendre, de comprendre le mal être et comment la sagesse du plaisir, la capacité naturelle à se satisfaire.

Si la morale impose des interdits absurdes dont il est bon de se libérer, ce n’est pas se libérer que de vouloir violer tous ces interdits en prenant ainsi le pendant inverse (qui est tout aussi liberticide. Ainsi le sadisme ne prend son sens que par rapport à la vertu, il ne peut exister par lui même, le plaisir ne se prenant qu'en violant des interdits, des codes moraux qui, s'ils disparaissent, entraînent la disparition de ce sadisme. Le satanisme est donc comme un miroir déformant ridicule d'une Eglise ridicule, le libertinage tel que l'entend Sade est un miroir déformant ridicule d'une vertu ridicule.

Le marquis de Sade ne m’apparaît donc pas du tout comme un homme libre d’esprit mais comme un esprit souffrant, prisonnier de ces pulsions et qui semble ne savoir prendre du plaisir qu'en choquant la vertu, qu’en violant les interdits, les codes moraux. Le sadisme est la conséquence d'une morale et d’une Eglise ridicule qui a fait du plaisir de la chair un péché, de la nudité une obscénité. Interdire la nudité m’apparaît tout aussi ridicule que l’imposer. J’aime souvent être nu et voir des gens nus, mais non pas dans le but de choquer ou de mettre mal à l’aise.

Je suis en faveur d’une entière et complète liberté d’expres​sion(et aussi d’action) pour tous tant qu’elle ne nuit pas à celle d’autrui. Malheureusement, certaines personnes manque de conscience et il est nécessaire de leur montrer clairement quand ils nuisent aux autres et il est nécessaire de voir comment on peut éviter de telles nuisances.

La théorie est évidement plus simple que la mise ne pratique vu la complexité de la réalité et les perversions actuelles, la profonde aliénation humaine.

J’espère que j’ai été suffisamment clair et pas trop long… Mais je devrais peut-être me relire et synthétiser, éliminer d’éventuelles redondances… Plus tard sans doute, là j’ai envie de ne pas trop tarder pour profiter du beau temps. Mais j’avais déjà envie de librement m’exprimer !

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Jeu 24 Juil 2008 - 12:54

"Quand on est libre et heureux, on n’a aucune pulsion à vouloir du mal aux autres. Au contraire : on est attentif à eux et à éviter de leur déplaire et plus même, on cherche à leur faire plaisir, à établir des échanges qui augment mutuellement notre plaisir et celui de l’autre. " dit Mivé

Ah!quelle belle expression libre ;-) dis-tch-je
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 25 Juil 2008 - 10:09

dis-tch-je ? Euh... c'est du wallon ?

Cela me semble être une loi fondamental de la galaxie d'où je viens...
Mais j'ai l'impression de passer souvent pour un naif, un idéaliste en disant çà !

Je me souviens avoir lu un grand médecin et brilant élève de Freud qui disait à peu près la même chose :

"Celui qui ne meurt pas de faim n'a pas d'impulsion au vol et n'a donc pas besoin d'une moralité qui l'empêche de voler. La même loi fondamentale vaut pour la sexualité : celui qui est sexuellement satisfait n'a pas d'impulsion à violer et n'a pas besoin d'une moralité contrariant cette impulsion."

(W. Reich)

Sans doute qu'il vient de la même galaxie ! ;-)

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 25 Juil 2008 - 12:03

au fait quand je parlais du film avec Sade, il n'y avait que peu de propos sexuels.
Le film, "la plume et le sang" ne parle presque pas de sexe mais de liberté d'expression!!

je me méfie de freud et de ses brillants élèves comme de la peste porcine
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 25 Juil 2008 - 12:23

Pourquoi ?

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 25 Juil 2008 - 20:43

Freud était un cocaïnomane qui a justifié beaucoup de chose par son concept de libido.
Il cautionnait des délires chirurgicaux sur des femmes soit disant "hystériques".
Il argumentait la misogynie par des propos "médicaux".
Il faisait autorité en la matière mais à la fin de sa vie il a avoué n'avoir rien compris à la psychologie féminine.
il a désorienté les relations, faussé les pistes. c'est un apprenti sorcier qui se faisait passer pour le grand manitou.
un égo démesuré...
il aurait pu être plus modeste, déjà...
Il a été ami avec Jung, mais se sont disputés et n'ont plus du tout collaboré.
deux directions bien différentes...
moi je suis d'école jungienne ;-)
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Sam 26 Juil 2008 - 11:54

Il y a un peu du vrai dans ce que tu dis mais c'est tout de même d'une simplification excessive et qui ne tient pas compte de plein d'autres éléments et du contexte de l'époque.

Tout d'abord, je tiens à préciser tout de suite que je ne suis d'aucune école exclusivement… Je ne suis pas " Freudien ", ni " Jungien " ni même " Reichien " quoi que ce soit de lui que je suis le plus proche… Mais peu de gens connaissent suffisamment ces 3 personnages…

C'est aussi une question d'équilibre : ni tout prendre, ni tout rejeter, voir ce qui est juste dans chaque école et rejeter ce qui nous semble faux, contredit par nos expériences, notre vécu et en restant ouvert, vigilant…

N'est-ce pas une bonne chose que Freud a reconnu n'avoir pas bien compris la psychologie féminine (et il serait intéressant de voir quels termes précis il avait utilisés) ? Et n'est pas là faire preuve d'une certaine modestie ?
Peut-être tardive, je veux bien te l'accorder mais il m'a semblé sincère.

Il a pris de la cocaïne mais cela ne vas pas fortement m'influencer pour évaluer ses propositions.

Ego démesuré ?
Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
Pas l'impression qu'il était particulièrement prétentieux, pas plus que il ne cherchait à être modeste. Je n'ai guère l'intention de le juger, et sûrement pas de condamner ou rejeter son œuvre. Je souhaite plutôt la considérer sans l'idéaliser ni la minimiser. Il y a bien des points où je ne suis pas d'accord avec lui et plus proche de Reich, Ferenczi ou Jung. Mais il à quand même établit une base de départ, entreprit une redéfinition de la sexualité (son concept de libido), des maladies mentales et une exploration de l'inconscient, qu'il n'a pas inventé.

Freud misogyne ?
Je suis loin d'en être convaincu… Il faudrait aussi bien s'entendre sur la définition de ce mot.

Il me semble important de préciser ici que :

Dans la première société psychanalytique, à Vienne, il défend l'idée que les femmes vont s'émanciper et le mouvement analytique a tout de suite accueilli beaucoup de femmes. Freud a adoré Lou-Andreas Salomé, figure magnifique de femme, il a eu beaucoup de disciples femmes. Il aimait les femmes intellectuelles, il fut entouré de femmes.

Élisabeth Roudinesco* .


Je me suis souvent demandé pourquoi certaines féministes haïssent tant Freud alors que d'autre part un courant féministe a malgré tout fonder son identité sur la psychanalyse et le considère comme un grand libérateur, y compris de la cause des femmes.

Je pense que voici quelques éléments de réponse :

En même temps Freud est bien un émancipateur de la condition féminine. C'est un émancipateur bourgeois, pas un féministe. Ce n'est pas non plus un dirigeant politique, quelqu'un qui s'inscrit dans un mouvement de libération, mais c'est un émancipateur. Il va, d'abord, s'occuper des femmes de la bourgeoisie viennoise, enfermées dans la famille patriarcale. Dans les Études sur l'hystérie (1895), rédigées avec Joseph Breuer, y a une écoute tout à fait humaine de la condition difficile des femmes. La théorie freudienne, dans son ensemble, est progressiste et émancipatrice, parce qu'elle libère non pas l'homme de sa condition et de sa sexualité, mais elle montre, en tous cas, que les protestations des "hystériques" contre le corsetage qu'on leur imposait a une valeur libératrice. Freud a eu des disciples misogynes. À Vienne, au début du siècle, la misogynie était très répandue chez les médecins, chez les savants et chez nombre de penseurs. On redoutait un peu la féminisation de la société, on redoutait le déclin du patriarcat, on redoutait le déclin de la monarchie et celui de la figure autoritaire du père. Freud ne craint pas ce déclin, il revendique la position du père défaillant, il est à la fois contre une autorité patriarcale trop forte et pour une revalorisation symbolique de la position maternelle.

Élisabeth Roudinesco* .


J'espère que tu comprendras donc que j'ai été fort étonné en lisant ton commentaire, je t'ai trouvée bien dure, bien piquante, et je me demande d'où te viennent tes informations que je suis prêt à examiner.

Je peux comprendre qu'on le dise phallocentriste (puisqu'il considère que la libido est d'essence phallique mais qui est présente chez les deux sexes, il est universelle), mais je pense pas qu'il était vraiment particulièrement phallocrate, il n'est pas complètement libéré de son contexte et du passé, c'est certain.

Jung a justement critiqué le dualisme pansexualiste de la psychanalyse, il lui préférait une vision moniste avec l'idée d'une pulsion de vie unique. Je suis évidement plus en accord avec lui sur ce point.

D'autres préféreront Wilhelm Reich en le voyant, grosso modo, comme l'antithèse de Papa Freud.
Et ce " brillant élève de Freud " à également été un de ces dissidents les plus célèbres.

* Élisabeth Roudinesco est historienne.
Auteur notamment d'une Histoire de la psychanalyse en France (Fayard, 1994) et coauteur avec Michel Plon du Dictionnaire de la psychanalyse (Fayard, 1999), elle vient de publier Pourquoi la psychanalyse (Fayard).

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Mar 29 Juil 2008 - 14:11

"un mensonge qui est une moitié de vérité est le plus noir des mensonges"
Tennyson
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Mer 30 Juil 2008 - 23:07

???

"Le mensonge qui fait du bien vaut mieux que la vérité qui fait du mal"
(proverbe persan).

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 1 Aoû 2008 - 10:32

freud a-t-il fait du bien?
ses successeurs peut-être ont-ils réparé quelques peu ses erreurs!
Mivé tu dis:
"D'autres préféreront Wilhelm Reich en le voyant, grosso modo, comme l'antithèse de Papa Freud.
Et ce " brillant élève de Freud " à également été un de ces dissidents les plus célèbres. "
et bien tu vois, je suis comme lui, sans peut-etre tte cette brillance;-)

j'ai très mal vécu son complexe d'Oedipe
et je suis sure qu'avant le complexe de Jocaste beaucoup de femme se sont demandées quoi!
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Ven 1 Aoû 2008 - 10:33

comme quoi les belles plumes font les beaux oiseaux et
que l'habit ne fait pas le moine, Taki
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Sam 2 Aoû 2008 - 15:40

"Freud a-t-il fait du bien?"

Mais pourquoi pas ?
Et du mal aussi !
Nous faisons tous du "bien" et du "mal"...
Qui pourrait inventé un instrument pour mesurer si on a fait plus de "bien" que de "mal" ?

Il ya de nombreuses thérapies différentes et eles ont toutes leurs partisans et leurs détracteurs. N'est-ce pas à chacun de trouver celle qui lui convient ?

Il y a de nombreux témoignages en faveur de l'analyse, voilà par exemple ce que dit Laure :

"Mes proches sont au courant, ainsi que le psychiatre qui me suit depuis quatre ans. Si ils ont pu être septiques sur cette forme de thérapie ils ne le sont plus, car l'aide de cette thérapie a été pour moi spectaculaire : j'ai commencé alors que j'étais traitée depuis trois ans pour une récidive d'épisode dépressif, avec un traitement lourd et peu d'amélioration. Après sept mois d'analyse j'ai pu arrêter tous les traitements et je vais aujourd'hui parfaitement bien."

Le 'parfaitement' me fait un peu sourire...
Il y a aussi plein de témoignages qui vont dans l'autre sens.
Faut-il utiliser les statistiques ?

Et on peut se poser de nombreuses questions :
Est-ce que toutes les personnes sont bien placées pour savoir ce qui pourrait le mieux leur convenir ?

Il y aurait tellement à dire sur tous ces personnages, Freud, Adler, Reich, Ferenczi, Jung... Et nous ne sommes plus à Vienne dans les années 20 !

Que dirait Freud aujourd'hui ?

Je suis étonné de lire : "j'ai très mal vécu son complexe d'Oedipe"
Et je me demande ce que tu veux dire par là...

Un petit rappel pour voir si nous sommes d'accord sur ce qu'est le 'Complexe d'Œdipe' Voici un résumé qui me convient assez bien :

"Concept théorique central de la première topique de Sigmund Freud, et l'une des découvertes principales de la psychanalyse, le complexe d'Œdipe se définit comme l'ensemble de pulsions qui pousse l'enfant mâle, lors du troisième stade du développement (stade « œdipien » ou « génital », entre deux et trois ans, après le stade oral et le stade sadique-anal), à ressentir une attirance pour sa mère et une hostilité pour son père.

Freud découvre le complexe au cours d'une auto-analyse, en méditant sur l'histoire du héros grec Œdipe, telle qu'elle est narrée dans l'œuvre de Sophocle. Dans ses premiers écrits, Freud parle plus volontiers de « complexe nucléaire » ou « complexe maternel ». Ce n'est qu'en 1910, dans son texte intitulé Contribution à la psychologie de la vie amoureuse qu'apparaît le terme « complexe d'Œdipe ».

Selon Freud, l'élaboration d'un complexe d'Œdipe constitue une étape normale dans le développement psychologique des garçons. La mère étant perçue, depuis le premier stade du développement, comme la « nourricière » qui procure du plaisir (en donnant le sein), le petit garçon tend progressivement à « se l'approprier »."


(Source Wikipédia.)

Appliquer le complexe d'Oedipe à des filles sans une nécessaire adaptation et une dénomination différente me semble hazardeux...

Et c'est un vieux débat, voilà un autre extrait de l'article de Wikipédia :

"Freud était conscient que son modèle ne pouvait s'adapter tel quel pour les deux sexes : le complexe d'Œdipe explique en effet comment le garçon dépasse l'attirance sexuelle envers sa mère « nourricière » pour la diriger vers d'autres femmes ; or, pour la petite fille aussi, la mère se présente, dans les premiers stades du développement, comme la « nourricière ». Si le complexe d'Œdipe fonctionnait de manière similaire chez la fille et chez le garçon, rien n'expliquerait pourquoi les femmes, une fois adultes, seraient attirées par les hommes.

Freud tenta de redresser cette asymétrie en aménageant le concept de l'œdipe pour la fille, théorisant ce que son disciple Carl Jung appelera le « complexe d’Électre » : contrairement au garçon chez qui la castration vient clôre l'œdipe, la fille entame son œdipe par la castration et l'envie du pénis, ce qui la pousse à désirer un enfant du père. Même s'il donna un nom à cette dernière théorie, Jung lui-même ne partageait pas cette vision1. Il tentera plutôt de rectifier l'asymétrie en contestant la nature sexo-centrée du désir incestueux : pour lui ce désir n'était pas un désir pour le parent de sexe opposé, mais bien un désir de la mère quel que soit le sexe de l'enfant – car désir anobjectal de retour à la matrice, à l'en-deçà de la vie (pour y renaître).

En 1953, Jacques Lacan tentera lui aussi de dépasser le déséquilibre de la théorie œdipienne concernant les filles en interprétant l'œdipe comme fonction symbolique : le père intervient en tant que loi venant rompre la fusion entre la mère et son enfant, fille ou garçon."


Et pour ma part je pense que ce complexe n'est en rien naturel mais est un résultat culturel.

Voilà encore un extrait de Wikipédia qui expliciste un peu pourquoi je pense ça :

"Sans remettre en cause la vérité de l’œdipe, des critiques ont été très tôt mises en avant par l'ethnologie quant à l'universalité de ce complexe par-delà les différences culturelles. Le premier a émettre de telles critiques fut Bronislaw Malinowski, à partir d’un programme d'étude mené après la Première Guerre mondiale sur les mœurs sexuelles en Mélanésie (La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives, 1921).

Son observation de populations des Iles Trobriand révéla en effet une configuration socio-culturelle qui, fondée sur un mode de parenté matrilinéaire, n’avait rien à voir avec celle du monde européen. Or, puisque le complexe d'Œdipe tel que décrit par Freud suppose une identité entre le père biologique (avec lequel la mère échange un amour que l'enfant jalouse) et la figure autoritaire (qui s'interpose entre l'enfant et la mère), la notion de complexe d'Œdipe semble indissociable d'une forme familiale précise, dite "nucléaire", où le père, la mère et les enfants vivent sous le même toit et où le père biologique exerce l'autorité sur l'enfant. Aussi cette forme d'organisation familiale n'a-t-elle rien d'universel – les travaux de Malinowski en sont un exemple – : dans de nombreuses cultures, le dépositaire de l'autorité vis-à-vis de l'enfant n'est pas le père (c'est par exemple l'oncle maternel dans les Iles Trobriand). De là découle une fragilisation de l'édifice freudien, où il apparaît comme une hérésie de dissocier le partenaire sexuel de la mère de la figure exerçant l'autorité sur l'enfant.

Les travaux de Malinowski furent contestés par Géza Róheim, qui entama en 1928 un voyage de quatre ans en Somalie et en Australie, à l'issue duquel il conclut à l’universalité du complexe d’Œdipe3 (Psychanalyse des cultures primitives, 1932). Cependant, la façon dont Róheim avait procédé fut fortement critiquée par Wilhelm Reich, dans un article publié deux ans plus tard en appendice de L'irruption de la morale sexuelle. Non seulement de lui reprocher son manque de rigueur ethnographique, et d’avoir inféré gratuitement certaines conclusions à partir de l’étude de rêves d’autochtones peu coopératifs, Reich reprocha à Róheim le caractère prédéterminé de son projet : c’est cette ambition de prouver l’universalité de l'œdipe qui lui en a fait voir les manifestations partout. Ces reproches furent aussi appliqués à Ernest Jones, qui tenta de défendre le point de vue de Róheim mais de manière maladroite et sans (pouvoir ?) intégrer convenablement, lui non plus, les données ethnographiques."


Il me semble que l'on n'a pas suffisament entendu l'opinion des femmes à ce sujet... Je suis preneur de plus d'informations à ce sujet.

Quant au complexe de Jocaste, il "désigne la pulsion amoureuse de la mère envers son fils. Le terme désigne le pendant du complexe d'Œdipe (Jocaste était la mère d'Œdipe). Cela va de l'amour maternel à la jalousie incestueuse de la mère envers sa fille ou son fils. Il s'agit de mettre en évidence le rôle actif de la mère dans le mécanisme de l'Œdipe. Ce rôle n'était pas pris en compte explicitement dans les premiers temps de la psychanalyse."

(Source: Wikipédia)

Et pour résumer encore plus :

Complexe d'Oedipe : le fils envers sa mère
Complexe d'Electre : la fille envers son père
Complexe de Jocaste : pulsion amoureuse de la mère envers son fils

Je me demande si beaucoup de femmes connaissent tous ces complexes ! ;-)

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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Lun 18 Aoû 2008 - 13:04

il existe tellement d'identité culturelle, sociale, familiale...
Ce sont des masques qui se superposent.
ces complexes, très complexes, ne sont que des pantominies qu'on fait jouer aux enfants et que les adultes gardent en séquelle ou en souvenir.

or, qui est ce je qui parle?
qui est ce tu qui lis?
en vérité?
sans être le jouet de croyances bien enracinées dans nos cellules?
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MessageSujet: Re: Le problème de la liberté d'expression   Mar 19 Aoû 2008 - 4:57

Et si on se libérait des identifications (culturelles, sociales, etc.) pour enfin être soi ?

Comme tu dis, ce sont des masques !
Pouvons nous nous démasquer ? J'aimerais bien...

Et pour ce qui est des complexes, comment s'en libérer ?
Faut-il les ignorer, les nier, sont-ils réels ou imaginaires ?
Je ne pense pas que la plupart soient naturels mais qu'ils sont culturels, mais je ne pense pas non plus que nous pouvons nier que nous avons reçu une éducation, une culture, un conditionnement et que nous sommes victimes d'une profonde aliénation. Je pense que la seule manière de s'en libérer est dans être conscient et d'entre prendre de tout remettre en question afin de s'en libérer. Et remettre en question, ne signifie pas de tout rejeter ! La liberté diffère de la révolte et je souhaite non pas détruire mais faire avec ce qui est.

Tu demandes "Qui est ce je qui parle ?"

Si tu parle de toi, j'aimerais mieux le connaitre...
Si tu veux parler d'une manière général du soi individuel (atma) c'est à chacun de le découvrir et je pense que c'est par l'alternance de la solitude et de l'interaction avec les autres que l'on peut le mieux le découvrir.

Le 'je' qui parle (ou écrit) s'adresse à un 'tu' qui lis et puis, généralement, il inverse les rôles... Mais il ne s'agit là bien souvent qu'un échange d'idées et d'impression... La véritable connaisance ne passe pas par ces échanges de mots. Elle ne peut venir que la compléter, l'enrichir et lui ouvrir de nouvelles voies d'exploration, rendre des témooignages, exprimer des demandes mais elle ne permet pas de vraiment connaitre l'autre.

_________________
On peut mieux, mais cela prendrait plus de temps...
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Le problème de la liberté d'expression
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